SI UN NAGEUR AVEC PALMES DEVAIT ASSURER UNE PARTIE
DE SON CORPS, CE SERAIT SES CHEVILLES Toute médaille a son revers et les joies du sport sont bien souvent suivies de lendemains qui déchantent.
La prévention passe encore par une bonne hydratation et la correction des erreurs techniques. La geste sportif approprié créant rarement des lésions. Toutes les formations de la cheville peuvent se trouver intéressées : os , ligament ou tendon à l'origine d'ostéonécrose, d'entorses, de luxations, de tendinites, ligamentite, ténosynovite ou bursite, à moins qu'il ne s'agisse de lésions plus sévères du type fractures ou ruptures musculaires . LE CHOIX D'UNE MONOPALME ADAPTÉE L'utilisation d'un socle en caoutchouc trop épais sur le dessus du pied peut favoriser l'apparition d'une tendinite. Le pied trop serré est soumis à une pression constante qui vient écraser le tendon de l'extenseur du gros orteil et contribue à irriter la surface cutanée locale. Cette compression peut entraîner l'inflammation, plus ou moins prononcée, de la gaine synoviale et du tendon. Afin d'éviter tout problème de cet ordre, le ponçage des socles et les protections intérieures doivent être rigoureusement étudiés dans le but d'apporter un confort maximal. Les socles en caoutchouc devront être suffisamment souples pour écarter les blessures du coup de pied ; la pointure choisie par le nageur garantira son aisance, ni trop libre ni trop serrée, prévenant ainsi la dilatation du pied à l'effort. L'utilisation d'une monopalme trop dure, trop souvent et trop longtemps, entraîne inévitablement des troubles du système anatomique encore très fragile chez un nageur immature ou en période pubertaire. Ces étapes de croissance sont particulièrement exposées aux accidents tendineux ou ligamentaires, expliqués en cela par une résistance encore faible à la traction. Une monopalme plus souple est la solution à tout problème de cet ordre. Correctement étudiée (élasticité, flexion), elle garantit une progression adaptée et non moins sécurisante. LES BONS TUYAUX POUR ÉVITER OU SUPPRIMER EN PARTIE LES PLAIES ET AMPOULES AVEC UN SOCLE TROP SERRÉ POUR UN MEILLEUR CONFORT OU POUR CORRIGER UN SOCLE UN PEU GRAND LES DIFFERENTES PLAIES DUES AUX SOCLES DE MONOS MAL ADAPTÉES PLAIES AUX ORTEILS Socles trop serrés, trop étroits, les orteils arrivent en butée au fond du socle, d'où une mauvaise circulation sanguine. De plus, des ampoules peuvent se former malgré une mobilité réduite, un problème peut survenir au niveau du gros orteil. Trop comprimé après des entraînements répétés, l'orteil bleuit sous l'ongle, puis noircit, pour enfin " sauter ", rendant la moindre pression sur le gros orteil insupportable. Le nageur devra interrompre l'entraînement pour une longue durée.PLAIES DU DESSUS DU PIED Le frottement de la peau sur la partie supérieure du caoutchouc produit un échauffement, occasionnant ampoules et plaies. Coller une protection en néoprène de 3 ou 4mm à l'intérieur du soclePLAIES DU DESSOUS DU PIED Si la fibre est mal protégée ou pas protégée du tout par une pastille de caoutchouc collée à l'intérieur du socle au niveau de la talonnette en action descendante, la fibre viendra heurter la voûte plantaire, ce qui occasionnera de grosses ampoules et des coupures plus ou moins profondes.LES TENDINITES, INFLAMMATION D'UN TENDON, D'ORIGINE TRAUMATIQUE OU RHUMATISMALE Une des pathologies connues en nage avec palmes correspond au stade tendineux et est liée au syndrome " compression - frottement" en milieu chaud et humide. Les tendinites sont localisées le plus souvent sur les tendons du jambier antérieur et de l'extenseur du gros orteil.
QUELQUES NOTIONS D'ANATOMIE Le tendon mal vascularisé, puisque sa vascularisation se fait par imbibition, fixe le muscle au squelette. Les contraintes y sont importantes et souvent extrêmement violentes, alors que les possibilités d'allongement sont réduites. Il est lié, d'une part, au muscle par une jonction myo-tendineuse dans laquelle le sarcolemme se prolonge par des fibres collagènes du tendon sans aucun hiatus et, d'autre part, il est uni au squelette par une jonction téno-périostée dans laquelle les fibres collagènes se prolongent par le périoste. Aux chevilles tout comme aux poignets, les tendons se trouvent entourés d'une gaine synoviale destinée à faciliter leur glissement, à assurer les protections et fournir leur vascularisation. Cette gaine est présente à chaque changement de direction d'un tendon. Cette gaine tendineuse se trouve constituée de deux feuillets. Un feuillet viscéral qui engaine le tendon : c'est l'épitendon, puis un feuillet pariétal qui forme la gaine proprement dite. Ces deux feuillets ne sont pas indépendants l'un de l'autre et se trouvent reliés à leurs extrémités en formant des culs-de-sac qui ferment la cavité. Il sont également réunis sagittaleemnt par un méso-tendon (Fig. A). Dans cette cavité enclose circule un liquide lubrifiant riche en acide hyaluronique. La structure histologique de la gaine est très voisine de celle de la synoviale articulaire. Figure A- Coupe de la gaine synoviale Ses lésions se traduisent par la formation d'adhérences entre les deux feuillets à l'origine d'un défaut de glissement tendineux et d'une mauvaise vascularisation. Le siège péri-articulaire des tendons explique que les manifestations inflammatoires articulaires se propagent facilement aux synoviales des gaines tendineuses.
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